French Poems for Adults


Discover here the most famous French Poems for Adults, written by the most famous French poets


- Mignonne, allons voir si la rose… -

Sweet, let see if the rose
This morning had bloom
Its dress of crimson at the sun
At this point lost of the evening
The pleats of its crimson dress
And its complexion the same as your
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil,
A point perdu cette vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! voyez comme un peu d’espace,
Alas! See as with a little space
Sweet, its has on the place
Alas! Weary of its beauty let’s fall
O really cruel mother nature
As such flower doesn’t last
To the morning until the evening
Mignonne, elle a dessus la place,
Las, las de ses beautés laissé choir !
O vraiment marâtre Nature,
Puisqu’une telle fleur ne dure
Que du matin jusques au soir !

Donc, si vous me croyez, mignonne,
So, if you believe me, Sweet,
While your age thrive
In its greener novelty,
Pick up, pick up your youth:
As this flower, your old
Will fade your beauty
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleur, la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

Pierre de Ronsard

- Le pont Mirabeau -

Under the Mirabeau Bridge, flows the Seine
And our love
Do I have to remember it? The joy always came after the sorrow
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu’il m’en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Come the night, ring the bell
The days gone, I stay
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont, je demeure

Hands in hands, let’s stay face-to-face
While under
Our arms bridge pass
Eternal look, wave so weary
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l’onde si lasse

Come the night, ring the bell
The days gone, I stay
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont, je demeure

Love gone as this running water
Love gone
How life is slow
And how hope is violent
L’amour s’en va comme cette eau courante
L’amour s’en va
Comme la vie est lente
Et comme l’Espérance est violente

Come the night, ring the bell
The days gone, I stay
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont, je demeure

Pass the days and pass the weeks
Either passed times
Either love comes back
Under the Mirabeau Bridge flows the Seine
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Come the night, ring the bell
The days gone, I stay
Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont, je demeure

Guillaume Apollinaire

- L'homme et la mer -

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame

Free man, always you will cherish the sea!
The sea is your mirror; you contemplate your soul
In the infinite sequence of its breaker
And your mind is not an abyss less bitter.
You enjoy diving into your image;
You take in eyes, arms, and heart
Take mind off things sometime of its own murmur
With the noise of this moaning indomitable and wild
You are both obscure and unassuming.
Man, nobody sound out the deep of your abyss
O sea, nobody know your intimate richness
Such your are jealous to keep your secrets!
And however here vast centuries
That you fight yourselves without pity or remorse
So much you like carnage and death
O fighters eternal, o brothers relentless
Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.
Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l'embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.
Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n'a sondé le fond de tes abîmes,
O mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !
Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remords,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
O lutteurs éternels, ô frères implacables !

Charles Baudelaire

- Quand vous serez bien vieille -

When you will be quite old, the evening at the candle
Sit close to the fire, unwinding and spinning
You will say singing my verses, being marvelling:
“Ronsard celebrated me when I was Beautiful”
Quand vous serez bien vieille, au soir à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle. »

Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,
When you won’t have maidservant to ear such new
Already working as half sleeping
That earring my name don’t awake
Blessing your name, immortal praise

Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant,
Bénissant votre nom, de louange immortelle.

I will be underground
By the shadows I will take my rest
You will be at house, an old woman squatting
Je serai sous la terre et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regretting my love and your proud scorn
Live, if you believe me, don’t way tomorrow
Pick up today the roses of the life
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain :
Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

Pierre de Ronsard

- Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage -

Happy who, like Ulysses, make a beautiful travel,
Or like this one who conquest the Golden Fleece,
And the returned, full of usage and reason,
Live with its parents the rest of its life!
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme celui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

When will I see back, alas my small village
Smoke the chimney, and whatever the season
Will I see back the fences of my house,
Which is a province and more?
Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province et beaucoup davantage ?

I prefer the travel that my ancestors built,
That the roman palace:
More the marble is hard, more I prefer the stale,
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux :
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine,

More my Latin Loire, than the Tiber Latin,
More my Petit Liré than the mount Palatine,
And more marine smell than the sweet Angevine.
Plus mon Loire Gaulois que le Tibre Latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur Angevine.

Joachim Du Bellay

- Demain, dès l'aube... -

Tomorrow, from dawn, at the moment where the countryside light up,
I will go. You see, I know you are waiting for me.
I will leave by the forest, I will go through the mountains. I can’t stay away from you any longer.
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

I will walk the eyes fixed on my though,
Without seeing anything outside, without earring any noise,
Alone, unknown, curved back, cross hands,
Sad, and the day will be for me like the night.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

I won’t see either the gold of the evening that falls,
Either the far veils which go down towards Harfleur, And When I will arrive, I will put on your gravestone
A bouquet of holly and heather in flower.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor Hugo

- Spleen II -

J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.
Un gros meuble à tiroirs encombré de bilans,
De vers, de billets doux, de procès, de romances,

I have more memories than if I was 1000.
A large piece of furniture with drawers full of assessments,
Verses, sweet words, sues, romances,
With heavy hair roll in receipts,
Hide fewer secrets than my sad brain.
It’s a pyramid, a huge vault,
That contains more dead than the common grave.
- I am a cemetery detested by the moon,
Where, as regrets, drag long verses,
Who keep going against my most beloved dead.
I am an old boudoir, full of withers roses,
Where lying all a tumble of the last mode,
Where the plaintive pastel and the pale butchers,
Only smell the odour of an emerged bottle.
Avec de lourds cheveux roulés dans des quittances,
Cache moins de secrets que mon triste cerveau.
C'est une pyramide, un immense caveau,
Qui contient plus de morts que la fosse commune.
- Je suis un cimetière abhorré de la lune,
Où comme des remords se traînent de longs vers
Qui s'acharnent toujours sur mes morts les plus chers.
Je suis un vieux boudoir plein de roses fanées,
Où gît tout un fouillis de modes surannées,
Où les pastels plaintifs et les pâles Boucher,
Seuls, respirent l'odeur d'un flacon débouché.

Rien n'égale en longueur les boiteuses journées,
Quand sous les lourds flocons des neigeuses années
L'ennui, fruit de la morose incuriosité,
Nothing equalizes in length the lame days,
When under the heavy bottles of the snowy years
The boredom, fruit of the morose lack of curiosity,
Take the proportion of immortality.
- Now, you are not anymore, O alive matter!
Sleeping in the bottom of a foggy Sahara,
An old Sphinx ignored from the insouciance world,
Forget on the card, of which savage mood
Singing only when the sun goes down.
Prend les proportions de l'immortalité.
- Désormais tu n'es plus, ô matière vivante!
Qu'un granit entouré d'une vague épouvante,
Assoupi dans le fond d'un Sahara brumeux;
Un vieux sphinx ignoré du monde insoucieux,
Oublié sur la carte, et dont l'humeur farouche
Ne chante qu'aux rayons du soleil qui se couche.

Charles Baudelaire

- A la Marquise

Marquis, if my face
With some old lines,
Remember that at my age
I won’t worse it better.
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu'à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.

Time, with the most beautiful things
Enjoy affront,
And will know wither your roses
As it wrinkles my brow.
Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront,
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front.

The same course of the planets
Settle our days and nights
We saw me, as you are,
You will be what I am.
Le même cours des planètes
Règle nos jours et nos nuits
On m'a vu ce que vous êtes;
Vous serez ce que je suis.

However I have some charms
Which are enough shining
To don’t have too much alarms
On this ravages of time.
Cependant j'ai quelques charmes
Qui sont assez éclatants
Pour n'avoir pas trop d'alarmes
De ces ravages du temps.

You have we adore,
But the ones you despise
Could last more again
When the others will be wear out.
Vous en avez qu'on adore;
Mais ceux que vous méprisez
Pourraient bien durer encore
Quand ceux-là seront usés.

They could save the glory
Of the eyes that seems to me sweet,
And in 1000 years make believe
What I love about you
Ils pourront sauver la gloire
Des yeux qui me semblent doux,
Et dans mille ans faire croire
Ce qu'il me plaira de vous.

In this new race
Where I will have some credibility
You will be beautiful
Because I will say it
Chez cette race nouvelle,
Où j'aurai quelque crédit,
Vous ne passerez pour belle
Qu'autant que je l'aurai dit.

Think about it, beautiful marquis
Although the grey makes dread
We have to woo him
When it looks like me
Pensez-y, belle marquise.
Quoiqu'un grison fasse effroi,
Il vaut bien qu'on le courtise
Quand il est fait comme moi

Pierre Corneille

- A M. La Mothe Le Vayer, sur la mort de son fils -

To the tears, La Vayer, let your eyes open:
Your mourning is sensible, even though extreme;
And, when forever we lost what you have lost,
The wisdom, believe me, can cry as well.
Aux larmes, Le Vayer, laisse tes yeux ouverts :
Ton deuil est raisonnable, encor qu'il soit extrême ;
Et, lorsque pour toujours on perd ce que tu perds,
La Sagesse, crois-moi, peut pleurer elle-même.

We propose wrongly, hundred various precepts
To want, with eye dry, see the people we love
The effort is barbaric at the universe eyes
And it’s brutality more than supreme virtue
On se propose à tort cent préceptes divers
Pour vouloir, d'un oeil sec, voir mourir ce qu'on aime ;
L'effort en est barbare aux yeux de l'univers
Et c'est brutalité plus que vertu suprême.

We know that the tears won’t bring back
This dear son that take away unforeseen demise;
But the lost is no more cruel.
On sait bien que les pleurs ne ramèneront pas
Ce cher fils que t'enlève un imprévu trépas ;
Mais la perte, par-là, n'en est pas moins cruelle.

Its virtues made him revere;
He had a big heart, beautiful spirit, beautiful soul;
And these are persons that we have always to cry
Ses vertus de chacun le faisaient révérer ;
Il avait le cœur grand, l'esprit beau, l'âme belle ;
Et ce sont des sujets à toujours le pleurer,

Molière

- A Laudes -

The shining and bright red dawn
Prepare the way to the sun that follows her;
Everything laughs at the first day’s rays that awake,
Leave, spirits, which fly in the night.
L'Aurore brillante et vermeille
Prépare le chemin au soleil qui la suit ;
Tout rit aux premiers traits du jour qui se réveille,
Retirez-vous, démons, qui volez dans la nuit.

Run, dreams, lying band,
Dangerous enemies give birth by the night:
And run with you the shaming memory
Objects that to our senses you present us.
Fuyez, songes, troupe menteuse,
Dangereux ennemis par la nuit enfantés :
Et que fuie avec vous la mémoire honteuse
Des objets qu'à nos sens vous avez présentés.

Singing author of the light,
Until the day that its order mark our end.
And blessing him our last dawn
Disappear in midday without any evening and morning.
Chantons l'auteur de la lumière,
Jusqu'au jour où son ordre a marqué notre fin.
Et qu'en le bénissant notre aurore dernière
Se perde en un midi sans soir et sans matin.

Glory to you, deep Trinity,
Father, Sons, Holy Spirit, that we always adore,
As long as the time star will light up the world,
And when the centuries will event finish their course.
Gloire à toi, Trinité profonde,
Père, Fils, Esprit Saint, qu'on t'adore toujours,
Tant que l'astre des temps éclairera le monde,
Et quand les siècles même auront fini leur cours.

Jean Racine

- Bonne pensée du matin -

At four of the morning, the summer,
The loves sleep still last.
Under the groves, the dawn evaporate
The smell of the evening celebrate.
A quatre heures du matin, l'été,
Le sommeil d'amour dure encore.
Sous les bosquets l'aube évapore
L'odeur du soir fêté.

But over there, in the huge building
Toward the Hesperidia sun,
In one’s shirtsleeves, the carpenters
Already bustle about.
Mais là-bas dans l'immense chantier
Vers le soleil des Hespérides,
En bras de chemise, les charpentiers
Déjà s'agitent.

In their desert moss, calm,
They prepare the precious panelling
Where the richness of the town
Will laugh under this false sky.
Dans leur désert de mousse, tranquilles,
Ils préparent les lambris précieux
Où la richesse de la ville
Rira sous de faux cieux.

Ah! For these handsome workers
Subjects of a Babylon king
Venus! Lets a little the lovers,
Which soul is in crown.
Ah ! pour ces Ouvriers charmants
Sujets d'un roi de Babylone,
Vénus ! laisse un peu les Amants,
Dont l'âme est en couronne.

O Shepherd Queen!
Bring to these workers the eau de vie,
For their forces be in peace
Waiting their bath in the bath, at midday
Ô Reine des Bergers !
Porte aux travailleurs l'eau-de-vie,
Pour que leurs forces soient en paix
En attendant le bain dans la mer, à midi

Arthur Rimbaud

- A Mme du Châtelet -

“If you want that I love again,
Give me back the age of Love; At the twilight of my days
Join, if it can, the dawn.
" Si vous voulez que j'aime encore,
Rendez-moi l'âge des amours ;
Au crépuscule de mes jours
Rejoignez, s'il se peut, l'aurore.

From beautiful place, where the Wine God
With Love keep its empire,
The time that takes my hand,
Inform me that I withdraw.
Des beaux lieux où le dieu du vin
Avec l'Amour tient son empire,
Le Temps, qui me prend par la main,
M'avertit que je me retire.

With its inflexible strictness
Getting at least some advantages.
Those don’t have the spirit of its age,
Of its age all the misfortune.
De son inflexible rigueur
Tirons au moins quelque avantage.
Qui n'a pas l'esprit de son âge,
De son âge a tout le malheur.

Let at the beautiful youth
Its crazy fit of anger.
We live only two moments:
One for the wisdom.
Laissons à la belle jeunesse
Ses folâtres emportements.
Nous ne vivons que deux moments :
Qu'il en soit un pour la sagesse.

What! Forever you avoid me,
Affection, illusion, madness,
Sky donations, those console me
Of the life bitterness!
Quoi ! pour toujours vous me fuyez,
Tendresse, illusion, folie,
Dons du ciel, qui me consoliez
Des amertumes de la vie !

We died twice, I see it well:
Stop to love and be pleasant,
Is an unbearable death;
Stop to live, it’s nothing.”
On meurt deux fois, je le vois bien :
Cesser d'aimer et d'être aimable,
C'est une mort insupportable ;
Cesser de vivre, ce n'est rien. "

Thus I deplored the loose
Of my faults of my first years;
Regretted its distractions.
Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes premiers ans ;
Et mon âme, aux désirs ouverte,
Regrettait ses égarements.

From the sky, then deign going down,
The friendship comes to my help
She was maybe so sweet,
But less vivacious.
Du ciel alors daignant descendre,
L'Amitié vint à mon secours ;
Elle était peut-être aussi tendre,
Mais moins vive que les Amours.

Touch by its new beauty,
And to her shining light,
I followed her, nut I was crying
To follow now only her.
Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumière éclairé,
Je la suivis; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre qu'elle.

Paul Verlaine

- Souvenir du pays de France -

How many I had of sweet memories
Of the beautiful place of my birth!
My sister, that the days were beautiful Of France!
O my country, be my love
Forever!
Combien j'ai douce souvenance
Du joli lieu de ma naissance !
Ma sœur, qu'ils étaient beaux les jours
De France !
O mon pays, sois mes amours
Toujours !

Do you remember that our mother,
At the hearth of our home,
Pressed us against her happy heart,
My dear? And we kissed her white hairs
Both.
Te souvient-il que notre mère,
Au foyer de notre chaumière,
Nous pressait sur son cœur joyeux,
Ma chère ? Et nous baisions ses blancs cheveux
Tous deux.

My sister, do you remember again
Of the castle that bath the Dore;
And of this so old tour
Of the Maure, Where the bronze rings the return
Of the day?
Ma sœur, te souvient-il encore
Du château que baignait la Dore ;
Et de cette tant vieille tour
Du Maure,
Où l'airain sonnait le retour
Du jour ?

Do you remember the quiet lack
That touches lightly the agile swallow,
The wind that bend the reed
Mobile,
And the sleeping sun on the water,
So beautiful?
Te souvient-il du lac tranquille
Qu'effleurait l'hirondelle agile,
Du vent qui courbait le roseau
Mobile,
Et du soleil couchant sur l'eau,
Si beau ?

O! Who will gives me back my dear Helene?
And my mountain, and the big oak?
Their memories are doing every day
My sorrow:
My country will be my love
Forever!
Oh ! qui me rendra mon Hélène,
Et ma montagne et le grand chêne ?
Leur souvenir fait tous les jours
Ma peine :
Mon pays sera mes amours
Toujours !

François René de Chateaubriand

- Crucifix -

You that I have collected on its expiring mouth
With its last breath and its last good bye,
Symbol twice saint, gift of a dying hand,
Image of my Lord!
Toi que j'ai recueilli sur sa bouche expirante
Avec son dernier souffle et son dernier adieu,
Symbole deux fois saint, don d'une main mourante,
Image de mon Dieu !

So many tears on your feet, that I love,
Since the sacred hour where, within the martyr,
In my trembling hands you passed, still warm,
Its last breath!
Que de pleurs ont coulé sur tes pieds, que j'adore,
Depuis l'heure sacrée où, du sein d'un martyr,
Dans mes tremblantes mains tu passas, tiède encore
De son dernier soupir !

The saint torches gave a last flame;
The priest murmured the sweet death songs,
Same as plaintive songs that murmur a woman
To the child that sleep.
Les saints flambeaux jetaient une dernière flamme ;
Le prêtre murmurait ces doux chants de la mort,
Pareils aux chants plaintifs que murmure une femme
A l'enfant qui s'endort.

Alphonse de Lamartine

-Chanson de Fortunio -

If you believe that I will say
Which I dare love, I won’t, event for an empire,
Name her.
Si vous croyez que je vais dire
Qui j'ose aimer,
Je ne saurais, pour un empire,
Vous la nommer.

We will sing all around,
If you want,
That I adore her and that she is blond
As the wheat.
Nous allons chanter à la ronde,
Si vous voulez,
Que je l'adore et qu'elle est blonde
Comme les blés.

I know what her imaginativeness
Want to order me,
And I can, If she needs my life,
Give her.
Je fais ce que sa fantaisie
Veut m'ordonner,
Et je puis, s'il lui faut ma vie,
La lui donner.

The trouble that an unknown love
Makes hurt us,
I wear a broken soul
Until died.
Du mal qu'une amour ignorée
Nous fait souffrir,
J'en porte l'âme déchirée
Jusqu'à mourir.

But I love too much to say
Who I dare love,
And I want die for her
Without name her.
Mais j'aime trop pour que je die
Qui j'ose aimer,
Et je veux mourir pour ma mie
Sans la nommer.

Alfred De Musset

- A une robe rose -

How I like you in this dress
That undress you so well,
Making spring out your bosom,
Showing all naked your pagan arm!
Que tu me plais dans cette robe
Qui te déshabille si bien,
Faisant jaillir ta gorge en globe,
Montrant tout nu ton bras païen !

Frail like a wing bee,
Fresh like a rose heart,
Its tissue, caress bright red,
Flutter around your beauty.
Frêle comme une aile d'abeille,
Frais comme un cœur de rose-thé,
Son tissu, caresse vermeille,
Voltige autour de ta beauté.

The skin on the silk
Slip slivery shivers,
And the fabric of your flesh-colourer referred
Its flashes pink reflected.
De l'épiderme sur la soie
Glissent des frissons argentés,
Et l'étoffe à la chair renvoie
Ses éclairs roses reflétés.

Where does come from this strange dress
That seems make your skin,
Alive fabric that mix
With your skin, its pale pink?
D'où te vient cette robe étrange
Qui semble faite de ta chair,
Trame vivante qui mélange
Avec ta peau son rose clair ?

Is it the redness of the dawn,
At the shell of Venus,
At he beast button close to bloom,
That takes this unknown notes?
Est-ce à la rougeur de l'aurore,
A la coquille de Vénus,
Au bouton de sein près d'éclore,
Que sont pris ces tons inconnus ?

Or is the tissue tinged
In the pink of your sense of modesty?
No, twenty times modelled and painted,
Your figure knows its glory.
Ou bien l'étoffe est-elle teinte
Dans les roses de ta pudeur ?
Non ; vingt fois modelée et peinte,
Ta forme connaît sa splendeur.

Throw the veil that weighs you,
Reality that the art dreamed,
As the Borghese Princess
You posed for Canova.
Jetant le voile qui te pèse,
Réalité que l'art rêva,
Comme la princesse Borghèse
Tu poserais pour Canova.

And these lines on your lips
Of my desire unsatisfied,
Putting on the body which you deprive
A tunic of kisses
Et ces plis roses sont les lèvres
De mes désirs inapaisés,
Mettant au corps dont tu les sèvres
Une tunique de baisers

Théophile Gautier

- Mon rêve familier -

I do always this strange and penetrating dream
Of an unknown woman, that I love, and loves me
And who is, each time, not exactly the same
Not exactly an other, and loves me and understands me.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Because she understands me, and my heart, transparent
Only for her, alas! Stop to be a problem
Only for her, and the sweatiness of my pale brow,
Only her knows could it down, crying.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Is she dark, blond or red haired? I don’t know.
Her name? I remember it is sweet and resounding
Like these loves that life exiled.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Her look is the same as the statues look,
And, for her voice, far, and calm, and grave, she has
The dear voices inflections that stop talking.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Paul Verlaine



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